Je me réveille en pensant à lui. Cela fait déjà une semaine que je n’ai pas eu un homme dans mon lit. Vous me connaissez, je n’ai jamais pu rester longtemps ainsi. C’est curieux, lorsqu’il vivait ici, ce n’était qu’un bon ami, mes neveux diraient un plan-cul, avec qui j’avais plaisir à passer une soirée toujours bien animée de temps à autres, un bon amant aussi, attentionné, avec une bonne dose de savoir-faire, véritablement branché sexe.

Voila maintenant trois mois qu’il est parti vivre à l’autre bout du monde, profitant d’une opportunité professionnelle. J’aurais du l’oublier, ne plus penser à lui, mais il m’a contacté la semaine dernière pour m’annoncer qu’il passerait quelques jours par ici et me proposer de le retrouver pour le week-end, et me voici comme une collégienne, ne pensant plus qu’à ces deux jours en sa compagnie.

Hier soir, j’ai passé un moment avec les copines en me disant qu’une soirée entre filles me donnerait un moment de répit, mais ni les délires de Sam, ni les aventures de Marie n’ont réussi à le chasser de mes pensées. En rentrant chez moi, me retrouvant seule dans mon studio, j’avais envie de sentir un corps viril contre moi, de caresser un membre bien raide, de me faire désirer. En temps normal, j’aurais appelé Charlie, il est toujours disponible pour moi, ce n’est pas une super affaire au lit, mais il fantasme tellement sur moi qu’il est toujours prêt à tout abandonner pour me rejoindre. Mais non, hier soir, je suis restée à trainer de la chambre au salon, sous le faux prétexte de préparer ma valise pour le week-end. En fait, j’ai joué à rechercher les dessous les plus aguichants, passant un bon moment nue devant ma glace, les essayant l’un après l’autre, comme si je ne savais pas ce qu’il préfère. Ses goûts sont simples, rien du tout. Lorsque nous sortions ensemble ici, il me demandait souvent de ne rien porter sous mes robes, profitant de la moindre occasion pour les remonter, sans soucis des regards des passants ou des autres convives au restaurant. Quand nous allions danser il me caressait les fesses sur la piste ou libérait mes seins en faisant en sorte que tout le monde en profite. Je dois avouer que cela m’excitait terriblement et que nous avons rarement eu le temps d’atteindre un lit pour baiser.

J’ai tout de même jeté quelques strings sur les robes et les jeans au fond de la valise avant de passer sous la douche.

L’eau chaude coulant sur mon corps m’a un peu détendue, mes mains enduisant mes seins de mousse parfumée me donnant un semblant de compensation.

Je profitais de la mousse abondante pour corriger les petits défauts de mon épilation, il m’en avait fait le reproche gentiment la première fois, refusant de poser ses lèvres dans ma toison. Je m’en étais un peu sentie vexée, mais par la suite je lui avais toujours offert un abricot soigneusement apprêté.

Enveloppée d’une sortie de bain, je me laissais aller sur mon lit, mes doigts ne tardant pas à trouver le chemin de la zone bien lissée à présent. Mes lèvres étant gonflées et bien ouvertes, je les caressais lentement, cherchant le bouton si sensible pour m’octroyer un plaisir solitaire, mais malgré tout nécessaire à mon sommeil.

Il fait grand jour dans ma chambre, j’ai donc oublié de tirer les rideaux hier. J’en profite puisqu’il est tôt pour trainer un peu au lit. J’ai largement le temps de me préparer avant de partir pour l’aéroport. Mon avion ne décolle pas avant 13 heures. Je me contenterai d’une salade ou d’un sandwich avant de partir. Je sais que j’aurai l’occasion de largement me rattraper ce soir. Nous avons tous les deux la même attirance pour les plaisirs de la table. Avec lui, chaque repas est un prélude aux jeux de l’amour qui ne manquent jamais de suivre. Il choisit les lieux et compose les menus avec beaucoup de soin recherchant les ambiances intimes, loin de la foule et des endroits à la mode, préférant le calme d’une auberge isolée à une table branchée. Nous ne dinerons pas face à face, il préférera une petite table ronde, lui permettant ainsi de me caresser sous la table, de me faire manger dans sa main, de boire au même verre. On dit que cela permet de partager les pensées, mais je n’en ai pas besoin pour connaitre les siennes. Il ne pense qu’au moment où je serai nue devant lui, offerte à son regard, totalement disponible pour ses désirs, et moi, je ne pense qu’à ce moment en me caressant à nouveau.

Bon, je vérifie une dernière fois que je n’ai rien oublié. Un week-end au bord de la mer, j’ai pris un maillot de bain, au cas où je ne pourrais pas m’en passer, une ou deux sorties en club, une tenue un peu chic, une autre plus franchement coquine, on ne sait jamais avec lui, quelques tenues légères pour la ville, des sandales et des chaussures pour le soir, un jean. Ca devrait aller. Et pour le voyage, je ne dois pas le décevoir et l’impressionner dès mon arrivée. Il doit m’attendre à l’aéroport, il ne m’a pas donné d’adresse. Une robe courte, joliment décolletée ferait bien l’affaire. Le temps est beau ici aussi. Oublions les sous-vêtements, je ne veux pas lui donner l’impression que je suis devenue sage. Il est temps d’appeler un taxi.

Le chauffeur me déshabille du regard en ouvrant la porte de sa voiture. C’est bon, je fais donc de l’effet.

Il y a du monde au comptoir d’enregistrement. Je me fais draguer au moins trois fois avant d’arriver devant l’employé de la compagnie. J’essaie de négocier une place dans les premiers rangs, sans succès, malgré mes sourires appuyés. Tant pis, je n’avais qu’à arriver plus tôt. Nouvelle attente au contrôle de sécurité. J’attends avec impatience le jour où ils nous feront passer tous nus sous les portiques, ce sera amusant. En attendant, j’ai droit à une palpation complète par une jeune employée tout à fait charmante, pas désagréable, mais rapide. Et queue à nouveau ou plutôt mêlée furieuse à l’appel de notre vol. Je sens nettement que certains profitent de la confusion pour se serrer plus que nécessaire dans mon dos. Et nous voilà encore à attendre dans le couloir d’embarquement. J’ai mon sac sur l’épaule, ma valise à trainer derrière moi, ma carte d’embarquement dans l’autre main. Bientôt deux heures que je suis partie de chez moi, en train, j’aurais déjà fait la moitié du voyage. Je me fraie un chemin jusqu’au rang 25, c’est vraiment loin à l’arrière, l’avant dernier rang. J’ai le siège A, un hublot, c’est tout ce que j’ai pu négocier. Le B, au milieu, est occupé par un homme à l’allure fort charmante. Il se lève très civilement en me proposant de placer ma valise dans le coffre. Je décline sa proposition avec un sourire, lui expliquant que j’y arriverai très bien moi-même, merci tout de même. Je regrette rapidement mes paroles. Je ne suis pas si grande et je dois lever les bras bien au-dessus de ma tête. Je me rends bien vite compte que ce faisant, ma robe suit le mouvement et puisqu’il ne m’a pas quitté des yeux, mon voisin s’il n’est pas aveugle ne peut manquer de remarquer que je ne porte rien dessous. Au diable, bien d’autres que lui ont profité du spectacle, grand bien lui fasse. Et pour faire bonne mesure, lorsque je me baisse pour attraper mon sac posé à mes pieds, je lui offre un panorama superbe de la vallée entre mes seins. Il n’aura pas perdu sa journée.

Bon, je suis enfin assise, ceinture attachée. Nous roulons un moment, annonces rituelles, pantomime de sécurité, baratin du commandant de bord, je regarde distraitement par le hublot le béton de la piste. Je cherche à repérer les lapins qui parait-il peuplent les abords. En vain. Encore une Urban Legend qui se déchire. Le pilote met les gaz, nous accélérons, l’avion lève le nez et décolle enfin. Dans moins de deux heures nous serons réunis.

Dernière annonce de cabine, tout le monde se détend, nous avons atteint notre altitude de croisière. Mon voisin qui n’avais plus trop prêté attention à moi depuis mon installation décide d’engager la conversation. Je m’y attendais un peu. Le siège à sa droite est resté vide, mais il n’en a pas profité pour se décaler. Je me tourne vers lui en le détaillant un peu mieux. Il est vraiment séduisant. La quarantaine sans doute, les cheveux argentés, style Richard Gere dans Pretty Woman. Après quelques banalités d’usage, il m’interroge sur le but de mon voyage. A ma tenue, il doit bien se douter que je ne suis pas là pour le business. Je lui explique que je vais retrouver un ami et passer le week-end dans une villa qu’on lui a prêtée pour l’occasion.

-Et c’est pour lui faire une surprise que vous ne portez pas de culotte ? me demande-t-il sans manifester d’émotion particulière.

Dans le même temps, il pose sa main gauche sur ma cuisse nue.

Je suis un peu prise au dépourvu par cette attaque aussi directe. Il ne me laisse pas le temps de répondre.

-Non, ne dites rien, vous avez bien raison et la vision est charmante.

Que faire, je ne peux tout de même pas le gifler, ni appeler au secours, et puis sa main est douce et ferme, la sensation est agréable. Pourquoi ne pas profiter de l’occasion ?

D’ailleurs son geste s’affirme, la main remonte, les doigts se glissent sous l’étoffe légère et s’insinuent vers cette zone si sensible. Imperceptiblement, mes cuisses se desserrent et lui ouvrent le chemin. Je sens naitre le désir dans mon ventre. Je glisse légèrement vers l’avant de mon siège, à la rencontre du plaisir.

L’index et le majeur réunis parcourent délicatement mes lèvres déjà juteuses, trouvant sans difficulté la voie vers des endroits plus secrets encore qu’aucune défense ne protège. Les doigts se séparent, contournant la place, chacun de son côté, et reviennent, glissent encore plus bas, trouvent une autre brèche et s’y engouffrent. La jouissance est soudaine et brutale. J’ai le souffle court, une boule de feu dans les entrailles. Mes cuisses se contractent sur la main de mon voisin qui comprend. Il détache sa ceinture, se lève et me fait signe de le suivre vers l’arrière.

Les hôtesses bloquent l’allée avec le chariot de boissons, personne derrière nous. Il se glisse dans les toilettes et m’attire à lui, bouclant la porte promptement. Dans le local exigu je suis assise sur le siège, j’ouvre rapidement son pantalon pour libérer son membre déjà bien gonflé. Je suis juste à la bonne hauteur, moi assise là, lui debout contre la porte. Ma bouche s’empare du sexe dressé. Ma langue le parcourt sur toute sa longueur, ma main va et vient doucement sur la verge, l’autre se glisse plus loin entre ses cuisses. Ses mains à lui appuient fermement sur ma tête, imprimant sa cadence qui s’accélère. Je le pompe avidement, je sais que le temps nous est compté. Je veux sentir sa semence couler dans ma bouche et vite. Je sens son corps se tendre, encore un petit effort et il explose en moi. Je sens son sperme couler le long de mes lèvres. Il est chaud.

Rapidement, il réajuste son pantalon et sort, refermant derrière lui.

Je me retourne vers la glace pour vérifier l’étendue des dégâts.

Une serviette en papier, un peu d’eau et l’essentiel est réparé. Je passe les doigts dans mes cheveux un peu fous en essayant de leur redonner un semblant d’ordre. Pas mal.

On annonce la descente, je retourne à mon siège. Ce faisant je passe devant lui. Je lui laisse le plaisir de caresser mes fesses au passage, relevant légèrement ma robe en signe d’invite.

Personne n’a rien remarqué d’anormal.

Un sourire complice et nous bouclons nos ceintures pour l’atterrissage.

Nous atteignons le terminal l’un à côté de l’autre comme deux voyageurs anonymes.

Je le cherche des yeux, il est là, juste derrière la barrière. Il m’a repérée. Il me tends les bras et m’embrasse tendrement. Il se retourne vers l’homme juste derrière moi, lui tend la main et me dit :

– Je te présente Jacques, c’est l’ami chez qui nous allons résider. C’est un gentleman et il est très discret.