Steve se dirige pour la troisième fois de la soirée vers la cuisine. Machinalement, il ouvre le frigo, jette un œil et le referme. Il revient vers le salon. A nouveau, il zappe méthodiquement, passant sans s’arrêter sur toutes les chaînes. Il n’est pas dans son état normal, il est anxieux. Il est déjà plus de 23 heures.

Joy descend du TGV avec ses deux collègues. Elle est habillée très BCBG, comme il convient à une jeune femme dans ce milieu très masculin. Après un dernier au revoir à ses deux compagnons, elle se dirige vers le parking où elle a laissé sa voiture. Comme d’habitude, elle est dans un coin sombre, au dernier niveau. A cette heure-ci, il n’y a personne. Joy dépose sa petite valise à l’arrière et ouvre le petit sac posé sur le siège. Un dernier regard, elle est seule. En quelques instants, elle se débarrasse du tailleur gris souris. Elle porte un ensemble de lingerie de prix en soie noire et rouge et des bas noirs. Elle enlève la culotte et la remplace par un string assorti, puis elle revêt une jupe ultracourte et moulante et un chemisier qu’elle se contente de boutonner au niveau du nombril. Si ses collègues la voyaient dans cette tenue… Elle imagine Steve qui l’attend. Ces déplacements ne sont pas fréquents, mais Steve n’a jamais pu totalement s’y habituer. Il doit penser qu’elle s’est fait draguer par tous les membres du congrès, ce qui est presque vrai, mais les pauvres, ils n’ont jamais eu la moindre chance. Un instant, Joy a été tentée par une jeune assistante à la poitrine superbe, mais elle avait décidé de se consacrer à cette soirée de retour.

Dans le rétroviseur, Joy se fait un nouveau visage. Un peu de parfum, une goutte entre les seins. Elle est prête. Elle pose les chaussures à hauts talons à côté d’elle. Impossible de conduire avec çà. Elle se dirige vers la caisse, espérant que l’employé sera un homme, pour juger du résultat.

Steve a fini par trouver une chaîne allemande, qui diffuse un film vaguement érotique. Sur l’écran, la femme semble conduire les opérations, elle chevauche son partenaire avec entrain, ses seins lourds rythment le mouvement. Les pensées de Steve s’égarent, c’est Joy qui est maintenant sur l’écran, Joy lui sourit, elle est heureuse. Steve pose sa main entre ses cuisses. Dans son jean, son sexe est tendu. Il le masse doucement. Il ne veut pas aller plus loin. Pas maintenant. Il se lève et se dirige vers la salle de bain. Un regard sur sa montre. 23h30. Elle devrait déjà être là. Un coup d’œil dans la glace. Le miroir lui renvoie une image qui lui plait, virile, comme sur les couvertures de magazines. Une barbe de deux jours, un week-end qui n’en finit pas. Il a envie de l’appeler mais renonce, elle a horreur de cela. Il retourne au salon. Sur l’écran, la femme a repris sa place, c’est l’homme qui est maintenant entre ses cuisses. La caméra est pudique. La femme se caresse les seins en gémissant.

Joy décide de laisser sa valise dans la voiture. Elle pose sur ses épaules un long imperméable et se dirige vers l’ascenseur. Quatre étages plus haut, elle entre sans faire de bruit. De l’entrée, elle entend le son de la télé et sourit. Elle s’approche discrètement du canapé et laisse tomber son manteau. Steve se retourne et la voit dans la pénombre. Sans un mot, Joy plaque sa bouche sur la sienne, les doigts dans ses cheveux et l’embrasse longuement. « Tu m’as manqué » dit-elle enfin quand elle s’arrache à lui pour reprendre son souffle.

Elle se jette sur le canapé à côté de lui. Elle saisit à pleine main la bosse du pantalon. « Salaud, tu m’as trouvé une remplaçante. »Sa main essaie de s’insinuer dans le jean, mais la ceinture est trop serrée. Steve se redresse, Joy s’assoit sur ses genoux, face à lui. Elle déboutonne sa chemise et caresse sa poitrine. Les mains de Steve remontent sur ses cuisses.Elles ont atteint la limite de la chair nue, au-dessus des bas. Les doigts remontent la jupe serrée. Joy remonte vers les épaules de Steve, rejetant la chemise en arrière. Steve plonge son visage dans le col largement ouvert de Joy. Il goûte le contact de la peau soyeuse entre les seins de sa compagne. Il sait l’effet que sa barbe naissante provoque sur la jeune femme. Il sent la poitrine se tendre. Sous la mince étoffe maintenant découverte, les pointes desseins sont bien dessinées. Par jeu, il en prend une entre les dents et mordille gentiment. Joy se cambre. Steve lui ôte son chemisier, Il la regarde ainsi, superbe femelle prête à s’offrir à ses désirs.

Joy se lève. Elle va chercher une bouteille et deux verres. Vodka glacée. Elle a replacé sa jupe et ses hauts talons accentuent la courbe naturelle de ses reins. Elle se sait belle. Elle est conquérante.  Elle emplit deux verres de vodka. Le contact de l’alcool froid crée un trouble sur les bords. Joy en tend un à Steve. Il le porte à ses lèvres. A genoux, Joy entreprend de libérer Steve. Elle peine sur chaque bouton. Le résultat en vaut la peine. Sans qu’elle l’ait touché directement, le sexe de Steve se dresse fièrement. Joy prend son verre et emplit sa bouche du breuvage transparent. Délicatement, les joues gonflées, elle entrouvre les lèvres pour livrer le passage au gland convoité. L’effet est immédiat. La hampe se raidit encore, le corps de Steve se tend vers elle,s’enfonçant plus profond dans sa bouche. L’alcool maintenant réchauffé baigne la bouche de Joy, sa langue s’active pour le plus grand plaisir de Steve. Petit à petit, le mouvement prend de l’ampleur. Les mains de Joy descendent vers la base de la verge et les testicules, Joy combine les mouvements. L’alcool a disparu, seul reste dans la bouche de Joy son goût qui se mêle à celui de Steve.

Joy libère  totalement le sexe de Steve de son fourreau. Elle tire le jean et le caleçon et se débarrasse de sa jupe. Steve, maintenant totalement nu se lève également et s’approche d’elle, le sexe tendu devant lui cherche un chemin entre les fesses que le string ne protège guère. Ses mains se posent sur ses épaules et font glisser les bretelles du soutien-gorge avant de se poser sur les seins à demi dénudés. Steve dépose un long baiser dans le cou de Joy qui se retourne vers lui. Elle dégrafe le soutien-gorge qui tombe à ses pieds libérant sa poitrine pour les caresses qu’elle attend. Pendant qu’avec une main il stimule le mamelon tendu, l’autre descend lentement sur le ventre. Au contact de la soie, les doigts écartent la fine étoffe et continuent leur chemin vers le buisson délicat. Imperceptiblement, Joy ouvre la voie à cette exploration merveilleuse. Lorsque les doigts arrivent à la jonction des lèvres déjà humides, Joy sent le plaisir naître en elle. Les doigts se séparent, entourant le bouton sensible, puis vont et viennent lentement, accentuant légèrement la pression avant de continuer plus avant, s’insinuant entre les parois charnues.

Joy se libère de l’étreinte. Elle recule jusqu’au mur et s’y adosse, les jambes tendues, légèrement écartées. Steve comprend la demande. A son tour, il se baisse. Le string a presque disparu dans la fente, il le fait glisser lentement, se délectant du spectacle offert. Joy écarte maintenant d’avantage les cuisses, livrant son intimité à l’initiative de son amant. Sous la toison sombre strictement taillée, les lèvres sont totalement lisses. Steve avance son visage vers le sexe de Joy, sa langue parcourt la zone convoitée, s’insinue doucement dans le sillon. Joy frémit sous la caresse. Steve concentre ses efforts sur le clitoris, il l’aspire doucement entre ses lèvres. Steve enserre les hanches de Joy. Ses doigts se referment sur les chairs fermes tandis que sa langue continue son travail, méthodiquement. Le plaisir est maintenant perceptible, la liqueur intime commence à couler sur les cuisses de Joy, se repend sur les joues de Steve. Il sait que le moment est venu. Il se relève, soulevant la taille de sa partenaire, il l’amène à lui. Joy écarte largement les cuisses et referme ses jambes autour de Steve, toujours adossée au mur. Steve la pénètre profondément. Il reste un moment immobile, son sexe enserré dans celui de Joy, puis il commence à bouger, lentement d’abord, puis avec plus d’énergie. Joy est clouée au mur par les coups de bélier de son amant. Elle a pris Steve par le cou et l’accompagne, s’empalant sur le dard vigoureux. Son souffle devient court, sa respiration s’accélère. Steve sait que l’instant est proche. Il cherche à aller plus loin, plus profond puis d’un coup se libère, dans un dernier sursaut. Joy pousse un cri, le corps parcouru de spasmes. Elle embrasse longuement le jeune homme. Ils quittent le mur, toujours enlacés. Doucement, Steve dépose le corps devenu inerte sur le canapé. Joy se détend doucement sous les caresses. Elle ouvre les yeux et sourit. 
« Je t’aime. »

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