Léa, ce matin là, était particulièrement pressée de rejoindre son bureau. Elle prit néanmoins le temps de s’arrêter en haut de l’escalier pour réajuster son bas, relevant sa jupe étroite sur sa cuisse gainée de nylon noir.

Après une nuit agitée, elle était passée chez elle, le temps de prendre une douche et de se changer. Elle avait troqué sa combinaison noire contre un tailleur classique qui mettait en valeur son pouvoir de séduction. Ainsi vêtue, elle se sentait de force à obtenir les informations dont elle avait besoin pour boucler son enquête.

Elle ouvrit la porte et se rendit tout de suite dans le salon du petit appartement qui lui tenait lieu de bureau.L’homme était toujours au même endroit, et pour cause, avec les poignets enchaînés au radiateur, il ne risquait pas de s’éloigner.

Mistigri, le chat noir de Léa, le surveillait distraitement, ayant parfaitement compris que ce n’était pas de cet individu qu’il obtiendrait son petit déjeuner.

Résigné, l’homme ne manifesta qu’une attention modérée à l’arrivée de la jeune femme. Un dur à cuire se dit-elle, il va falloir que je sorte le grand jeu.

Léa l’avait repéré depuis quelques temps déjà. L’homme la surveillait discrètement, mais pas assez tout de même. Elle lui avait tendu un piège la nuit précédente et l’avait amené non sans difficultés jusqu’au bureau. La contribution des amis Smith et Wesson avait un peu facilité l’opération. L’homme n’avait plus opposé beaucoup de résistance lorsqu’il s’était retrouvé avec l’acier froid sur la nuque. Mais la surprise passée, il s’était refermé dans un mutisme total que Léa était bien résolue à vaincre.

Elle commença par s’occuper de Mistigri qui s’était jeté dans ses jambes, puis elle prépara du café.

Elle n’avait pas encore adressé la parole à l’homme assis en face d’elle. Elle se contentait de le regarder,croisant et décroisant les jambes ostensiblement. Sur sa chaise, les mains toujours liées dans le dos, l’homme commençait à manifester une certaine agitation.

Léa se leva pour aller se resservir du café. Au lieu de retourner s’asseoir, elle se rapprocha du radiateur, frôlant délibérément l’individu enchaîné. Avec précaution, elle approcha la tasse de ses lèvres, lui faisant boire une courte gorgée de café fumant. Penchée de la sorte, la veste de son tailleur baillait juste sous les yeux du malheureux, dévoilant la dentelle du bustier de Léa.

La tasse dans une main, elle glissa l’autre dans l’échancrure de la veste de l’homme à la recherche d’un portefeuille qu’elle ne trouva pas. Elle déposa sa tasse pour poursuivre son investigation, à la recherche de l’identité de l’inconnu. Les poches de sa veste ne contenaient qu’un trousseau de clés et un peu de monnaie. Léa dut retrousser sa jupe pour s’accroupir et palper le spoches du pantalon. Ce faisant, elle ne pouvait manquer de remarquer la bosse entre les jambes de l’homme. Il bande ce salaud, pensa Léa, je le tiens.

Léa se décida à engager la discussion.

« Puisque tu n’as pas voulu me dire ton nom, et que tu n’as pas de papiers, je t’appellerai Nemo, ça veut dire Personne. »

L’homme ne broncha pas.

« Qu’est-ce qui peut bien pousser un mec comme toi, pas mal foutu, à traîner la nuit dans les rues, caché sous les porches ?  T’as le look d’un militaire. Qui t’a demandé de me surveiller ? Je sais, tu ne diras rien. On verra bien. »

« Allez, on va se mettre à l’aise »

Léa fit glisser la veste de l’homme sur ses épaules, la laissant reposer sur les bras toujours liés. Puis elle entreprit de déboutonner lentement les boutons de sa chemise, non sans effleurer sensuellement la peau du torse ainsi mise à nu. Elle-même prit ensuite tout son temps pour ôter la veste de son tailleur sous les yeux de Nemo. Elle ne portait sous sa veste qu’un bustier de dentelle lacé, mettant en valeur sa poitrine et sa taille étroite. Plantée devant Nemo, elle souligna ses formes de ses mains fines, caressant doucement ses seins et ses épaules.

Puis soudain, elle empoigna sans ménagement l’entrejambe de Nemo.

 « Je te fais de l’effet, on dirait. On continue ? »

Nemo ne dit rien, mais ses yeux commençaient à s’allumer d’une lueur nouvelle.

« Ca marche, se dit Léa. »

Elle prit sur son bureau voisin un long stylet effilé, qu’elle utilisait pour ouvrir le courrier, des factures plus souvent que des chèques, le promenant doucement sur les mamelons de l’homme qui se mirent à durcir sous l’excitation, puis l’enfonçant juste assez pour provoquer une petite douleur sans toutefois faire couler de sang.

« Tu n’as toujours rien à me dire ? »

Nemo fit non de la tête.

« A sa place, j’attendrais encore, pensa Léa.»

Tournant le dos à l’homme, elle fit descendre le zip de sa jupe et fit lentement glisser celle-ci sur ses hanches. Sans plier les genoux,elle se pencha en avant soumettant ses rondeurs au regard de Nemo.

Ainsi libre de ses mouvements, la jeune femme toujours armée s’attaqua au pantalon de Nemo, afin de libérer l’organe comprimé de son prisonnier. Le regard de l’homme manifestait maintenant beaucoup moins de concupiscence que d’angoisse, comme Léa faisait jouer le stylet le long de la verge tendue.

« Alors, Nemo, qui t’envoie ? »

« Je n’ai pas le droit de le dire. »

« Tu vois que tu sais parler. Je suis sure que dans un petit moment tu vas tout me raconter. »

Léa glissa sa main libre entre les cuisses, en serrant lestesticules.

« Allez, un petit effort ! »

« Je vous assure, je ne peux pas. »

« Et si je t’aide encore un peu ? »

Léa se plaça à califourchon sur les cuisses de l’homme, enserrant le pénis entre la soie de sa culotte et la lame, avant de commencer de petits mouvements du bassin. Le sexe un moment déprimé reprit de la vigueur sous l’effet de la caresse, oubliant le danger du métal. Léa sentait le souffle de Nemo devenir plus rapide.

« Alors, qui ? »

« Je vous en prie, il faut me laisser partir.»

« Maintenant ? Tu n’y penses pas sérieusement j’espère.»

Léa fit glisser les bretelles du bustier et dégagea ses seins de la dentelle. Sous les yeux de Nemo, elle les caressa lentement,faisant gonfler les tétons sous ses doigts, puis elle approcha sa poitrine de la bouche de l’homme, frottant délicatement ses seins sur ses lèvres. Quand il ouvrit la bouche pour profiter de cet instant, elle se retira promptement.

« Tu ne l’as pas mérité. Tu sais ce que tu dois faire auparavant. Je t’écoute. »

Silence.

« Comme tu voudras. Regarde ce que tu perds. »

Léa ôta prestement sa culotte de soie,  et posant un pied chaussé au talon acéré dans l’aine de Nemo, vint placer son pubis soigné juste sous ses yeux.

« Je ne te demande pourtant pas grand-chose. Juste le nom de ton employeur. »

« Je, je… je vais tout vous dire. »

Saisissant le membre bandé, Léa le guida jusqu’à l’entrée de son sexe et le fit pénétrer profondément.

« Je t’écoute. »

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